Présidentielle française

L’autre soir, sur le plateau de BFM TV, Henri Guaino déplorait que la France ne fût servie que par de petits hommes, les « grands » (il citait De Gaulle et François Mitterrand) ayant disparu du paysage politique. A voir le spectacle que nous offrent les candidats à la présidence de la République, on ne peut que lui donner raison. Désormais favori, Emmanuel Macron relèvera-t-il le défi ? A voir. Quoi qu’il en soit, on est loin de Mongénéral et de François de Jarnac : « Je connaissais mon Histoire de France jusqu’au bout des doigts, ainsi que le territoire en ses circonscriptions, les églises et leurs clochers, les monts et les bocages, les landes et les ruisseaux, les senteurs et les pelages, les vins et les fromages, les huîtres et les viandes. Tel qu’en moi-même enfin, l’éternité me fige : pur-sang haut de gamme de la maison France, mélange subtilement et longuement travaillé de terroir et de lumière, d’aristocratie et de peuple, de Voltaire et de Barrès, de sabre et de goupillon, d’agnosticisme et de dévotion, de révolte et conservatisme. Je fus, selon la belle expression de Cocteau, un miroir de mon pays, qui réfléchissait peut-être un peu plus que les autres. » Le président d’alors était capable, malgré les tombereaux d’injures que les politicards déversaient sur lui, d’assurer la suprématie d’une fonction crainte et respectée. (PAC)

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